Le 2 juin 2009, Futur en Scène a organisé à Paris une «Rencontre sur les pratiques numériques des jeunes». Cette conférence sur le numérique, première en son genre, s’est articulée autour du thème de la « fracture numérique » et de l’usage de « l’Internet » par les « jeunes ». Mais qui sont-ils ces [...]
Le 2 juin 2009, Futur en Scène a organisé à Paris une «Rencontre sur les pratiques numériques des jeunes». Cette conférence sur le numérique, première en son genre, s’est articulée autour du thème de la « fracture numérique » et de l’usage de « l’Internet » par les « jeunes ». Mais qui sont-ils ces jeunes ? Malgré des interventions plus ou moins captivantes, la question n’a pas trouvé de réponse.
Ouverture de la conférence par Martin Hirsh
Dans son discours, pour le moins intéressant, sur l’usage et la pratique du numérique, Martin Hirsh a remis en cause plusieurs sites internet publics et a marqué son intérêt pour les petites structures proposant des solutions rapides et efficaces à cour terme. À plusieurs reprises, il souligna que les « jeunes » ont les marqueurs sociaux les plus mauvais. Il s’est néanmoins abstenu de proposer une quelconque amélioration ou de donner une définition de ces fameux « jeunes ». Son argument : « nous ne connaissons pas leur besoin ». Une réponse qui en a laissé plus d’un perplexe dans la salle.
En guise de conclusion, l’homme politique à réaffirmé que selon lui, le numérique permettait « un accès à l’information pour les plus exclus », « l’accès à l’emploi », « l’accès à des droits », « la capacité de communication élargie ».
Delphine Grellier, Docteur en Sociologie et Olivier Mauco, Ater en science politique
Ces deux intervenants ont partagé leurs observations du comportement des jeunes dans le numérique. Tout en considérant que le monde virtuel était entièrement détaché du monde tangible, ils ont raconté que le « jeune » considérait Internet comme bien réel. Un exposé finalement assez trouble avec une conclusion encore plus confuse : l’addiction à Internet n’existe, selon eux, que par la présence des « entrepreneurs de moral ». Une conclusion comme une question ouverte… mais sans qu’ils n’y apportent la moindre réponse.
Je ne sais pas comment s’appelle cette maladie qui pousse à checker ses mail plusieurs fois pas jours ou à utiliser systématiquement googlemap avant de se déplacer, mais personnellement je la trouve bien réelle. Bref, malgré quelques remarques pertinentes sur l’utilisation du blog comme journal intime publique, le débat n’a pas vraiment avancé. Le « jeune », après cette dissertation, n’avait toujours pas trouvé sa définition.
Dominique Cardon de chez Orange Lab.
De son speech, riche en chiffres et cartographies originales des sites internet, il faut retenir, selon moi, que le processus de subjectivation est prépondérant sur Internet et que l’on est par ce que l’on fait. Exactement comme dans le monde réel. Cela signifierait que nos actes sur Internet et notre « moi » virtuel n’est autre qu’une projection de notre « moi » réel.
Malheureusement entre temps, le jeune, sujet de l’étude n’était toujours pas défini.
Bernard Benhamou expert français de l’Internet et spécialiste de la Société de l’Information

Bernard Benhamou expert français de l'Internet et spécialiste de la Société de l'Information
La conclusion de la conférence est revenue à Bernard Benhamou, qui a annoncé un avenir radieux dans le domaine les RFID et les objets interconnectés. L’expert de l’Internet met cependant en garde le consommateur : c’est à lui de veiller à ce que la technologie proposée ne soit pas trop intrusive, de comprendre que si aujourd’hui 95% des machines connectées à Internet sont des PC, bientôt 50% de téléphone et autres objets intelligents le seront aussi.
L’ensemble de la conférence ne nous a pas renseigné sur l’usage et les pratiques des jeunes. Elle a surtout apporté une multitude de questions et de questionnements dont nous ne trouverons pas de réponses dans l’immédiat. Nous avons pu nous intéresser à l’interactif, car si un domaine est certainement bien interactif, c’est celui des réseaux sociaux et du « Web2.0″.


