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Créer / Produire avec des technologies « pauvres » ?

Créer / Produire avec des technologies « pauvres » ?

Grâce aux technologies dites « pauvres » au rapport qualité/prix imbattable, trois associations œuvrent avec brio pour le bien de tous.  Comme quoi, la simplicité est souvent le meilleur moyen de produire de bonnes idées. En interaction, c’est un peu la même démarche finalement.
En quelques clics, les retraités deviennent cinéastes
Ils voulaient faire du cinéma d’animation, [...]

Grâce aux technologies dites « pauvres » au rapport qualité/prix imbattable, trois associations œuvrent avec brio pour le bien de tous.  Comme quoi, la simplicité est souvent le meilleur moyen de produire de bonnes idées. En interaction, c’est un peu la même démarche finalement.

En quelques clics, les retraités deviennent cinéastes

Ils voulaient faire du cinéma d’animation, leur passion, un créateur de lien social. Grâce à Myrtille, un logiciel qui permet de tourner et monter un petit film d’animation en quelques clics de souris, le pari de la Ménagerie est réussi.
Ce collectif d’artistes et de techniciens a présenté le projet à des dizaines d’enfants, ados, adultes ; dans des écoles, dans des hôpitaux et même dans une maison de retraite… à chaque fois, le même succès ! Faut-il pourtant rappeler que 90% des personnes de plus de 75 ans n’ont jamais touché un ordinateur ? Leur secret : une interface simple et légère. Un bémol cependant, le soft n’est malheureusement pas encore « opensource » (libre) et est limité à un usage gratuit sur Linux.

Les petits débrouillards de la photo

Pendant l’été, cette association fournit de quoi fabriquer des sténopés aux jeunes qui ne partent pas en vacances. Sous la houlette d’un photographe professionnel et d’une équipe de « petits débrouillards », les adolescents apprennent à fabriquer leur appareil photo et à s’en servir. Une fois les clichés pris, ils sont numérisés, retouchés, imprimés et exposés. Une manière de valoriser leur travail.

Oxyradio ou la music « libre »

Oxyradio, une webradio associative fondée par Solvik Blum,un jeune étudiant, promeut les artistes ayant fait le choix de la libre diffusion de leurs œuvres sur Internet.
Les artistes ne sont pas rémunérés pour leur diffusion radio mais vivent de leurs concerts ou de la vente en ligne de leur album – selon les termes de leur licence, obligatoirement Creative Commons. On est loin du modèle de la SACEM (Société de gestion des droits d’auteur) prêt à faire payer les organisateur d’une kermesse d’écolier.
Un pari risqué ? Pas tant que cela : fabriquer de la musique ne coûte pas si cher, surtout si on le fait chez soi. De nouveaux labels comme Spidart ou Akamusic proposent désormais aux internautes de produire des artistes pour un coût de production total mutualisé de 50000€, une somme dérisoire par rapport aux montant énoncés par certaines majors qui dépensent des fortunes dans la promotion des artistes.
Oxyradio n’a pour le moment pas de modèle économique et dépend du bon vouloir de ses bienfaiteurs et adhérents. Néanmoins, le nombre de ce type de projet, qui a vu le jour entre autre grâce à Mathieu Pasquini de In Libro Veritas , l’aide financière d’Envie d’Agir et matérielle de la ville de Cergy, peut se multiplier.
À l’aide des logiciels libres et gratuits, de l’augmentation du débit des connexions privés et de la simplicité croissante de l’usage des techniques, tout le monde pourra bientôt très facilement créer sa propre webradio.

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